
Le lierre n°1 est paru
en février 2002,
soit quelques mois après la création
de la section. Il paraît
entre les bulletins édités par
l'Association Nationale des Croqueurs de Pommes.
Il est à diffusion très restreinte
: à destination uniquement des adhérents
de notre association locale.
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Quel drôle
de nom pour le bulletin de liaison
d'amateurs de fruits! L'origine
est en fait hautement symbolique
: "le lierre s'accroche
à la passion de ses adhérents".
Mais dorénavant, le lien
entre les croqueurs et le lierre
est démontré :
preuve en est ce vieux pommier
qui a donné en 2006 moult
fruits malgré un lierre
envahissant. Ces pommes, dites
"de juillet", sont
bonnes jusqu'à la cueillette
des suivantes (octobre).
Le
Lierre n°20 - mai 2007
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Rubriques du Lierre :
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Le mot du président et
ses conseils de saison, le mot du
trésorier et ses explications
comptables, ce qui s'est dit au
Conseil d'Administration; petites
annonces, actualité, trucs
et astuces, recettes, calendrier
des activités ; pomologie
; conseils sites internet et livres;
"Il n'y a pas de questions
bêtes" "Vrai ou
faux?", témoignages,
expériences et clins d'oeil
des croqueurs ; par moments : des
jeux-concours. |
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Quelques extraits :
L'ALCOOL
TUE
Une émulsion de 1 kg de savon noir,
1 litre d'alcool à brûler
et 15 litre d'eau de pluie viendront à
bout des pucerons verts.
MA POIRE
Quelqu'un pourrait-il me donner des
informations sur une poire appelée
" coulange " ? poire jaune,
juteuse, assez petite à maturité
début septembre. Merci, Virginie.
EXPERIMENTEZ
Le semis de chênes, de marrons,
de châtaignes
dans votre
jardin. Profitez de vos promenades pour
récolter des glands. Mettez-les
dans l'eau et éliminez ceux qui
flottent. Faites des trous de 3 à
4 cm de profondeur et installez-y vos
graines. Recouvrez de terre de taupinière,
arrosez, tassez et attendez.
Le
lierre n°10 - octobre 2004 |
De saison : en janvier ne fais pas
ce qu'il te plaît !
Il faut braver le froid pour préparer
le printemps, les futurs fruits ont
essentiellement besoin de lumière
et d'air. Supprimez les mousses et lichens
qui prennent possession de nos arbres.
Les plus courageux d'entre nous pourront
s'armer d'une brosse métallique
et éliminer ces hôtes indésirables.
J'ai, l'an passé, redonné
du tonus à un cognassier asphyxié,
par un simple brossage du tronc et des
charpentières. L'avantage du
brossage hormis un réchauffement
certain de l'exécutant est de
détruire bon nombres de formes
hivernantes : pucerons non migrants,
pucerons lanigéres, acariens
et autres psylles.
...
Mais, finira-t-on par trouver un mois
pour faire ce qu'il nous plaît
?
Le
lierre n°11 - janvier 2005 |
Il n'y a pas de question bête
Q : faute de temps (sic) en 2005, un
jeune arbre sera déplacé
seulement cet automne. Il mesure environ
2m de haut pour un diamètre de
30 à 40 mm. Comment s'y prendre
?
R : il faut commencer à creuser
à au moins 80 cm du tronc, car
plus on descend, plus le trou forme
un entonnoir. Il faut parvenir à
avoir au moins 40 à 50 cm de
racines pour avoir le choix à
l'habillage. Lors de la taille finale
au printemps faire un équilibre
racines et partie aérienne, si
racines = 40 cm, charpente = 40 à
50 cm pas plus.
Le
lierre n°17 - août 2006 |
Vrai ou Faux ?!
La mirabelle de Nancy est auto-fertile,
mais la mirabelle de Metz est auto-stérile.
VRAI
==> Il faudra donc une Reine-Claude, par
exemple, fleurissant en même temps
pour féconder la messine.
Le
lierre n°18 - novembre 2006 |
L'évolution de la culture
fruitière dans les Vosges (2)
...
En ce qui concerne les Vosges il apparaît
que la culture des arbres fruitiers
est soumise à des phases bien
distinctes :
" la première époque
commence avec l'apparition des communautés
religieuses qui défrichent et
rendent habitables les Vosges. Dans
les vergers de cette époque,
on rencontrait surtout des pommes qui
n'étaient connues que sur un
canton voire quelques communes : Auxcôtes,
Saint-Valère, Sainte-Gauthière,
Grisette, Pomme Jacques, Blanchette,
Biageon, pomme carrée, pomme
de gendarme, Girodièle, Girodèle
Petit, pomme de Génisse, pomme
d'oignon, Reinette panachée,
Culotte de Suisse, pomme radis
Les
pionniers de la culture fruitière
furent les Bénédictins
d'Etival et ceux des abbayes de Senones
et de Moyenmoutier.
" La seconde époque qui
va de 1700 à 1850 voit se développer
les quenouilles et les espaliers qui
supportent les Reinettes franches et
les Calvilles blancs. A la fin de cette
période on retrouve sur les marchés
les fruits suivants, je les ai classés
par ordre de prix dégressif en
centimes, on retrouve bien sûr
quelques noms connus :
Vaucharde 20 cts - Reinette grise
15 cts - Sainte-Gauthière 10
cts
Rambour d'hiver 20 cts - Rougeotte
15 cts - Aux côtes 10 cts
Reinette Franche 20 cts - Fil d'or
15 cts - Cliquette 10 cts
Saint Louis 18 cts - Tabatière
12 cts - Reinette bâtarde 10
cts
Colas de Roncourt 18 cts - Templine
12 cts - Doucette 10 cts
C'est à cette époque que
la propagation des espèces de
fruit dans la campagne vosgienne prend
toute sa mesure, encouragée par
la Société d'Emulation
des Vosges (SEV) qui récompense
les meilleurs produits ; les villageois
se mobilisent.
...
A la même époque la société
d'arboriculture d'Epinal (Président
Defranoux) constate l'existence de la
poire Braconnot : fruit nouveau, d'un
très grand volume et d'excellente
qualité. Ce fruit décrit
dans les annales de Pomologie Belge
existait encore dans le jardin de Madame
Gahon à Epinal en 1861.
Raymond Courty
Sources : Bulletins de la Société
d'Emulation des Vosges, Archives Départementales
Le
lierre n°22- novembre 2007 |
Pruneaux Moëlleux
Un truc pour avoir des pruneaux, non traités, moelleux toute l'année " comme ceux du commerce ".
Faire sécher les pruneaux moelleux comme vous aimez les consommer, ensuite vous les stérilisez comme des fruits à 80°. Dans d’anciens pots de moutarde ou autres, à sec sans rien rajouter, mettre les pruneaux dans le bocal et le fermer. Il faut que le couvercle du bocal soit bien étanche.
Il faut faire des petits bocaux parce que quand vous l'ouvrirez, vous aurez une huitaine de jours pour consommer le contenu du bocal, après il se dégrade. Il est recommandé de conserver le bocal entamé au réfrigérateur.
Bon appétit ! AD.
Le
lierre n°34 - décembre 2010 |
Travaux divers à l'intérieur
Chacun le sait, l'hiver, quand les travaux extérieurs sont réduits, c'est le moment d'entretenir les outils. Acheté d'occasion, la trémie de mon broyeur à pommes a eu besoin d'un coup de neuf. Je vous passe les prises de mesures et le montage à 25 mains...
J'ai pris des lames de pin rainuré brut pour éviter les problèmes de colle. Ensuite vint la partie préservation des salissures. Un vieux pot de peinture a fait l'affaire pour l'extérieur.
Je me suis posé la question pour l'intérieur qui serait en contact avec les pommes. Les amis croqueurs m'ont conseillé l'Huile de Lin. Et voilà le résultat !
YR

Le
lierre n°39 - janvier 2012 |
Retour sur la bourse aux greffons 2012
Chaque année, je comptabilise les variétés qui ont eu du succès. Voici pour la bourse 2012.
Sur les 160 variétés que j'avais apportées, seules 20 ont été boudées (0 prise). Environ 125 ont particulièrement intéressé (toutes ou quasi toutes prises).
En pomme, les plus prisées sont Auberive, Boskoop, Canada Blanc, Ognon, Pâtissière, Rambour d'hiver, Reinette Clochard, reinette étoilée, Tardive de Grosmagny, Violette du Montbéliard.
En poire : Beurré d'Anjou, Beurré d'Apremont, Beurré Lebrun, Comtesse de Paris, Conférence, Calloué, Poire de fer, Doyenné du Comice, Doyenné d'hiver, Duchesse d'Angoulême, Fauvanelle, Guyot.
En cerise : Bigarreau cœur de pigeon, Napoléon, Guigne noire à kirsch, Reine Hortense.
En prune : Belle de Louvain, Monsieur Hâtif, Prune Pêche, Reine-Claude d'Oullins, Reine-Claude Verte, Reine-Claude Violette.
Un large choix en poire était également proposé par Olivier qui avait fait le lien entre la bourse aux greffons d'une autre association locale. Les principaux autres contributeurs sont Emile Montémont et Thierry Weber.
Souvenez-vous bien d'attendre les premiers fruits pour valider la variété et pouvoir à votre tour transmettre des greffons. Une erreur d'étiquetage ou de mémoire est vite faite.
En conclusion, ce fût une matinée bien satisfaisante pour la préservation des variétés anciennes. Conclusion plus personnelle : j'incite les croqueurs à trouver la relève pour pérenniser la bourse aux greffons. JCG
Le
lierre n°40 - mai 2012 |
Aperçu du Lierre 43 :


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